Attractivité de la Normandie

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La mise en place d'un GIEC normand, lancé en 2019, a permis de dresser un diagnostic et un pronostic de l'avenir de notre territoire au regard du réchauffement climatique, qui a déjà commencé. Cela permet d'identifier les enjeux et d'esquisser des actions à mettre en œuvre. La Région s'engagera dans le soutien aux initiatives et projets qui s'inscriront dans ces démarches. Nous lançons une labellisation RSE des parcs d'activité, nous introduisons des critères RSE dans les marchés publics de la Région, pour inciter et accompagner les entreprises dans leur transition écologique. Nous avons élaboré, avec les acteurs portuaires, un programme d'actions mettant en avant les transitions industrielle, écologique, énergétique et numérique. De même, nous étudions les options pour accompagner les entreprises à la fois dans l’évaluation de leur positionnement RSE mais aussi dans les investissements nécessaires pour renforcer leur démarche. Le choix de l’incitativité plutôt que du punitif a été fait pour encourager les entreprises dans ces comportements.

L’énergie verte est un atout pour la Normandie. Le potentiel normand en la matière est probablement l’un des plus importants de toutes les Régions françaises. Eolien, méthanisation, solaire et hydrolien sont autant de sources de production d’énergie verte qui nous permettent de renforcer notre mix-énergétique en complémentarité avec une autre source d’énergie décarbonnée présente sur notre territoire : le nucléaire, pourvoyeur d‘activité industrielle et donc d’emplois.

Vous parlez d’une région pionnière dans le domaine de l’énergie. C’est déjà le cas avec l’avance considérable prise par notre territoire dans le domaine de l’hydrogène. Cette filière d’avenir est intimement liée à notre potentiel de production en énergie verte. L’« hydrogène vert » produit à partir de l’électrolyse de l’eau via une « électricité verte » présente un formidable potentiel de développement à la fois dans le cadre d’une transition vers une industrie émettant moins de CO2 mais aussi dans le domaine des mobilités lourdes (fluvial, maritime, transport routier).

La complémentarité économique, culturelle et sociale entre ces trois agglomérations doit être renforcée. Bien avant la réunification la question se posait déjà entre Le Havre et Rouen ; de même la soi-disante rivalité entre Rouen et Caen a suscité beaucoup de commentaires. La réunification aboutie que nous avons menée et le soutien équilibré de la Région aux projets de ces agglomérations, indépendamment de tout parti-pris, permettent à présent de développer une approche sereine du sujet.  Ces trois agglomérations représentent un moteur essentiel de notre attractivité et de notre développement économique. Au-delà des stratégies propres à chaque agglomération, la Région appuie depuis 6 ans chacun de leurs projets en matière d’attractivité. Des efforts importants ont aussi été réalisé pour le renforcement de la mobilité soit entre ces agglomérations (cadencement des liaisons ferroviaires), soit en leur sein (soutien au contournement est de Rouen) sans oublier les grands projets en matière d’enseignement supérieur et d’activité culturelle.

Depuis 2016, nous avons engagé des actions spécifiquement pensées pour le développement des villes moyennes et la redynamisation de leurs centres-villes.

L’attractivité des territoire régionaux est directement reliée à la qualité de vie et donc au dynamisme de nos centres-villes et centre-bourgs, à la vie économique locale, au maintien du commerce de proximité. Les villes moyennes représentent une part importante de notre identité démographique et économique régionale.

C’est pourquoi nous venons de lancer une démarche d'attractivité à destination de ces villes.  Les quatre axes stratégiques sur lesquels nous appuyons nos actions sont les suivants :

  • Cadre de vie et environnement
  • Offre de formation, notamment les lycées
  • Numérique et très haut débit
  • Mobilités et connexions à Paris

Parmi les actions envisagées, nous pouvons citer notamment l'amélioration de la qualité de vie par l'amélioration du logement (rénovation énergétique, adaptation du parc aux attentes), des services proposés (notamment santé), de la mobilité (nouveaux services de mobilité locale, vélo, ponctualité des trains), de l'éducation (avec les lycées et campus numériques), de l'accès à la culture et au sport.

La stratégie proposée est donc de s’appuyer sur ce tissu de villes pour attirer les populations et les talents en faisant de la qualité de vie un facteur majeur de développement. Il y a de plus en plus convergence entre la dynamique productive et la qualité résidentielle qu’offre un territoire. De même, les entreprises iront là où les salariés ont envie de vivre.

A titre d’exemples concrets, la Région s’est engagée en faveur de leur aménagement et de leur redynamisation, en soutenant, à hauteur de plus de 55 M€ depuis 2016, pas moins de 260 projets de requalification de centre-bourgs, sans compter une cinquantaine de projets pour rénover plus de 200 logements locatifs dans les centres-villes qui souffrent de forts taux de logements vacants. Cette redynamisation des centre-bourgs et des centres-villes passe aussi par des investissements ciblés permettant l’accueil de davantage de professionnels de santé par la construction de Maisons de Santé pour atteindre un réseau de 150 en Normandie. Là où les villes moyennes et les petites villes sont traversées par le train, la Région a financé la création de pôles d’échanges multimodaux autour des gares.

La Région propose aussi un accompagnement des intercommunalités qui le souhaitent en cofinançant des projets immobiliers d’entreprises (plus de 70 projets accompagnés depuis 2018) et des projets de foncier économique portés par les territoires portant sur la création, extension et requalification de zones d’activités, l’aménagement de bâtiments locatifs à destination des entreprises et la création de tiers-lieux. Des liaisons routières et ferroviaires adaptées sont aussi des facteurs clés du caractère attractif d’une ville.

La Normandie est non seulement une place forte de l’industrie en France. Néanmoins, au-delà des chiffres en matière de PIB et d’emplois qui la place comme première Région industrielle française, notre industrie fait partie intégrante de notre identité économique.

L’industrie normande est une donc un atout, doit être soutenue mais doit aussi se métamorphoser. La grande force de la Normandie est sa capacité à se réinventer sans renier ses fondamentaux. C’est bien la conduite de cette nouvelle donne industrielle qu’il convient, avec l’ensemble des acteurs régionaux, d’accélérer en accompagnant, toujours davantage, les transitions numériques, énergétiques et écologiques des entreprises et des territoires. Cette transition doit être faite de façon maitrisée et représente une opportunité pour la compétitivité de nos entreprises.

La Région Normandie a donc très tôt engagé une politique de soutien aux entreprises industrielles sur plusieurs axes. Cette stratégie s’appuie par exemple sur (i) un soutien aux transitions numériques à travers son plan Industrie du futur et les centaines de diagnostics déployés en faveur des entreprises désirant s’engager dans une telle démarche ; (ii)  une aide à la structuration des écosystèmes industriels en s’appuyant sur les organisations professionnelles et en initiant, le cas échant, le regroupement d’entreprises sous forme de « Clubs » tels que le « Club ETI Normandie » ; (iii) des soutiens financiers importants dans les investissements nécessaires à la mise en œuvre d’une transformation de l’outil industriel (qu’il s’agissent de haut de bilan ou de bas de bilan), (iv) l’identification ainsi que la structuration d’une offre foncière industrielle. Une industrie normande dynamique et restant sur ses bases mais se transformant pour mieux intégrer à l’échelle régionale des enjeux globaux en matière environnementale et d’émission carbone représenterait un marqueur important d’une Région à vivre. Cela participe aussi à une qualité de vie renforcée et donc à  une attractivité accrue. Plusieurs propositions du programme de la liste que je mène vont en ce sens. La création d’un fond carbone, un grand plan RSE en faveur des entreprises et des fonds d’investissement thématiques (voire « à impact ») sont envisagés.