Développement économique

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Deux typologies d’activités économiques sont adressées par la Région à travers l’ADN : le BtoB  (BuisnessToBusiness : entreprises industrielles ou de services dont les clients sont d’autres entreprises) ; le BtoC (BusinessToConsumers : entreprises dont les clients sont des consommateurs particuliers). Les modalités de diffusion et d’information des différents types de soutien pour ces deux catégories d’entreprises sont à la fois similaires et différentes.

  • Similaires car pour ces deux catégories, la simplicité et la parfaite adéquation de l’aide aux besoins de l’entreprise sont essentielles. C’est en effet, un soutien adapté au besoin qui déclenche l’accès et évite que des dispositifs ne soient mobilisés pour un nombre restreint d’entreprises.
  • Différents car les entreprises dites de proximités ont non seulement des canaux d’information différents mais aussi des besoins, des capacités de gestions internes qui ne sont pas équivalentes aux entreprises industrielles ou de services en BtoB

Ainsi, la façon la plus efficace d’opérer en ce domaine est la suivante : (i) développer des dispositifs en co-constructions avec les organisations professionnelles en nouant des partenariats ; (ii) aller au plus près des entreprises (via des réunions régulières « de terrain ») pour recueillir les besoins et confirmer l’utilité de nos dispositifs ; (iii) continuer à être à l’écoute des entreprises afin de gérer la complexité (ressentie par les uns et l’autre de façon très différente).

A cet égard, le cas des commerçants et artisans est singulier et a été mis en évidence durant la crise covid. Ils représentent les deux tiers des entreprises normandes et leurs besoins sont spécifiques. Pour cette catégorie d’entreprises, la proximité avec les organisations professionnelles est essentielle pour pouvoir les accompagner au mieux de leurs besoins et répondre à leurs questionnements. Cette méthode a été utilisée lors de la création des dispositifs Région, notamment Normandie Prêts Participatifs, et la réactivité et l’adaptabilité a été la clé pour être au plus près des besoins et de la diffusion d’information.

En Normandie, l’industrie sera le principal moteur de la relance dans une région où un salarié sur cinq travaille pour l’industrie. Encore faudra-t-il, face à des établissements parfois vieillissants, répondre aux trois défis que sont la décarbonation, la numérisation et la montée en compétences. La numérisation de l’outil industriel est donc un élément essentiel de la compétitivité de notre tissus économique mais cette numérisation n’est rien si les collaborateurs ne mettent pas leurs compétences à niveau.

Par ailleurs, cette numérisation n’est pas l’apanage de l’activité industrielle, les entreprises de proximité doivent aussi s’adapter à cette nouvelle donne numérique pour gagner en visibilité et accroitre leur activité, voire modifier leur façon de l’exercer.  Les solutions à apporter doivent être différenciées selon les secteurs auxquels nous nous adressons. C’est ce qui est fait de façon méthodique à travers des dispositifs différents et qui ont vocation à être renforcés. Tout d’abord les diagnostics des besoins. La Région finance (en subvention) chaque année des centaines d’audit pour que chaque entreprise puisse identifier ses besoins et les mesures à mettre en œuvre. Dans le domaine de l’industrie, ceci est fait en lien avec les organisations professionnelles rassemblées au sein de Normandie Industrie. Les investissements ensuite doivent être soutenus, les Impulsions développement sont la clé du soutien Régionale en la matière. Enfin, la montée en compétence des collaborateurs sont aussi pris en compte.

Concernant, les commerces et les artisans, l’Impulsion transition Numérique est le « dispositif couteau-suisse » qui leurs est destiné. Formation, investissements matériels et immatériels sont pris en compte par ce dispositif.

L’autre élément clé est l’information et la sensibilisation. Les entreprises n’agiront dans le sens de la digitalisation que si elles sont convaincues de la plus-value apportée. De nombreux acteurs agissent dans ce domaine. Côté Région, des sessions de sensibilisation sont organisées au sein des EPCI pour les activités de proximité. Un salon dédié « Industrie du Futur » prenant en compte spécifiquement la digitalisation pour une transformation de l’industrie reprendra dans un contexte sanitaire normalisé.

Dès janvier 2016, la Région a considéré que des filières fortes et organisées représentaient une des conditions majeures de la structuration de l’écosystème économique normand. Via des associations de filières cohérentes, homogènes, avec une feuille de route claire, les entreprises normandes pourraient être accompagnées collectivement dans les questionnements qui étaient les leurs. Une filière doit représenter une véritable plus-value pour son adhérent, capable de l’informer sur les dispositions réglementaires et les évolutions de marché, susceptibles de lui fournir des conseils ou de le diriger vers les bons interlocuteurs aussi. Cette filière doit apporter de la visibilité à son périmètre d’activité, un visibilité permettant de mettre en avant les savoir-faire et compétences normandes. Une filière qui « marche » est une filière qui in-fine permet à l’adhérent d’accroitre son activité. C’est un acteur « business » indispensable.

La Région dispose de plusieurs associations de filière très fortement soutenues financièrement et qui depuis plusieurs années deviennent des acteurs incontournables de l’économie normande.

Cette question est finalement connexe à celle portant sur les filières et sur la transition numérique. Un chef d’entreprise est toujours extrêmement sollicité. Dans des PME de taille modeste, ce dernier est à la fois directeur commercial, DRH, DAF voire responsable de production. En ce sens, au-delà du temps qui lui manque, il ne peut être expert dans tous les secteurs d’activité de son entreprise. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les mots « faciliter » et « accompagner » reviennent dans la formulation de vos questions.

Les filières, du fait de leurs contacts directs avec les entreprises, doivent jouer ce rôle, au moins en partie. La région, à travers l’ADN, peut aussi apporter sa contribution. La montée en compétence des collaborateurs proches du dirigeant est aussi un élément clé. Néanmoins, un verrou reste la capacité de l’entrepreneur à prendre le temps de se poser avec un expert métier afin d’étudier les options qui se présentent à lui. Des actions en ce sens sont en cours. C’est le cas de la numérisation, nous venons d’en parler. Dans le domaine commercial, le développement de l’activité export est aussi fondamental. Ainsi, un Incubateur Export Digital est en création. Enfin, le système des Impulsions Conseils permet de faire appel à toutes sortes d’experts métiers. Mais ne nous y trompons pas, tout n’est pas uniquement question de financement. La volonté de faire bouger les lignes au sein de son entreprise passe par le sentiment de ne pas être seul, d’être soutenu. Là encore, filières, organisations professionnelles et Région doivent être au rendez-vous.

Cette question est brulante d’actualité. L’accueil des nouvelles entreprises doit effectivement être opérée de façon coordonnée au niveau des territoires. Cet accueil doit s’appuyer sur plusieurs éléments. En tout premier lieu, il est indispensable de faire venir sur notre territoire des entreprises qui ne déstabilisent pas le tissu économique local. Les entreprises accueillies doivent s’intégrer dans une chaine de valeur cohérente et en complémentarité, afin ne pas introduire une concurrence néfaste. Ensuite, le « pack » que doit offrir la Normandie doit non seulement s’appuyer sur des éléments de soutien financier (la Normandie est très bien positionnée dans ce domaine comparativement à d’autres Régions) mais aussi sur une visibilité de ce qui est offert (foncier, simplicité des contacts, travail d’équipe et réseau). Enfin, il s’agit aussi de « vendre » un état d’esprit. Par exemple, la filière numérique normande est extrêmement dynamique et représente un atout indéniable pour notre territoire ; néanmoins, il existera toujours un Cuppertino (siège d’Apple) en d’autres lieux face auquel nos forces et notre dynamisme resteront peu visibles. Ainsi, mis bout à bout, notre état d’esprit associé à une « offre technique » différenciante pourra faire de nous une terre plus attractive encore qu’elle ne l’est. Il s’agit de transformer notre notoriété (réelle) en réputation. A cet égard, il est important de noter que dans le dernier baromètre EY sur l’attractivité dans les Régions, la Normandie fait partie des 3 Régions pour lesquelles les nombres de projets d’investissement étranger a augmenté en 2020.

Enfin, votre proposition concernant un site normand affichant les propositions normandes en matière foncière industrielle est en cours de constitution depuis plusieurs semaines…en lien avec les EPCI.