Infrastructures et transports

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La Normandie n’a pas pu bénéficier du TGV du fait de se trop grande proximité à Paris. Et progressivement, l’absence d’investissement sur les infrastructures et la croissance du trafic en IdF a conduit à allonger les temps de parcours. Depuis 2016 la Région a obtenu une forte intensification des travaux d’infrastructure ce qui entraîne des ralentissements ponctuels. Mais c’est pour gagner du temps ensuite. La Région porte par ailleurs le projet de Saut de mouton à St Lazare, qui doit permettre de fluidifier le trafic dans cette gare et la normandiser entièrement. Elle a pu boucler un tour de table pour que la mise en service soit possible en 2028. La Région finance également, aux côtés de l’Etat et la Région IdF le projet de ligne nouvelle Paris Normandie, qui permettra de réduire fortement les temps de parcours : 55 min pour Rouen, 1h30 pour Le Havre ou Caen, 2h30 pour Cherbourg.

Avec la « reprise » des Intercités en 2020 la Région a refondu intégralement le plan de transport, avec une plus grande permanence de l’offre en journée, un meilleur cadencement, et une augmentation de l’offre de 20%. Pour les prochaines années, l’enjeu est de pérenniser les « petites lignes » grâce à l’accord trouvé avec l’Etat qui permettra notamment de partager à 50/50 la régénération de la ligne Paris Granville. C’est aussi de rouvrir certaines lignes comme Louviers Rouen qui pourrait être effectif à horizon 2027, mais également étudier la réouverture de Caen Flers, Port Jérôme Le Havre, Glos-Montfort Honfleur. La Région poursuivra l’intégration du réseau d’autocars avec le train, grâce à un parcours voyageurs plus fluide, un niveau de service augmenté et des tarifs cohérents. Sur le plan du vélo, la Région lancera un vaste plan vélo pour faire de ce mode de déplacement un atout majeur des territoires et de l’économie : aménagements cyclables, stationnements sécurisés dans les gares, les lycées, les parcs d’activité, etc., des plans de déplacement dans les établissements scolaires, un soutien à l’acquisition et à la réparation des vélos, le lancement d’une filière économique grâce à des formations notamment.

La Région construit depuis plusieurs années une solution permettant de réaliser des trajets porte-à-porte avec un seul acte d'achat d'un billet ou abonnement. Cet "assistant de mobilité" verra le jour fin 2021 dans une première version, puis s'enrichira progressivement jusqu'à disposer de toutes les fonctionnalités souhaitées en 2023. Par ailleurs, la Région accompagnera les collectivités locales qui sont désormais devenues autorité organisatrice de la mobilité, pour construire avec elles des solutions de mobilité adaptée à tous les territoires. Dans le Perche par exemple, le transport à la demande qui était organisé par la Région se fera en partenariat désormais avec le PETR du Perche ornais. Par ailleurs, une solution construite avec les entreprises de la zone d'activité de Flers (Normandinnov) va permettre l'expérimentation d'une navette quotidienne entre Caen et cette zone d'activités, les entreprises finançant une partie du coût de la navette.

Concernant la fibre, la Région a décidé d'apporter 235 M€ pour accélérer les plans de déploiement mis en oeuvre par les Départements pour une finalisation d'ici 2023. Elle a veillé à ce que les zones d'activité soient fibrés en priorité, et suit les déploiements avec grande attention. Concernant le réseau mobile, les déploiements se font uniquement sous l'égide des opérateurs, avec la mise en place de pylônes supplémentaires dans les zones blanches identifiés par les maires, dans le cadre du "new deal" négocié entre l'Etat et les opérateurs. La Région a par ailleurs lancé une politique de soutien à la création de tiers-lieux, et à leur labellisation et accompagnement, pour offrir des lieux de travail pleinement connectés et équipés pour les salariés en télétravail par ex, et les indépendants. Cette politique, dont la pertinence a été confirmée pendant la crise sanitaire, sera poursuivie et enrichie.

Alors que la stratégie des deux anciens exécutifs de Basse et Haute Normandie visait à faire de Deauville le seul aéroport de Normandie, en cherchant à étouffer le développement des autres aéroports par des subventions publiques à la limite de la légalité (cf. le rapport de la chambre régionale des comptes sur le sujet), nous avons mis en place une coopération entre les plateformes, à la fois pour mutualiser des coûts, notamment par la mise en place d'une direction commune entre Caen et Deauville, mais aussi en visant les complémentarité plutôt que la concurrence agressive et destructrice de valeur. C'est ainsi qu'une association regroupant 4 plateformes a vu le jour, Aéroports de Normandie, permettant de regrouper sous une même bannière l'offre normande, ainsi qu'un site web mettant en valeur les possibilités. Pour les années à venir, l'enjeu sera de définir de nouvelles modalités de gestion commune de ces 4 aéroports, la crise ayant retardé le lancement d'une DSP commune. La construction d'une nouvelle aérogare à Deauville, intégrant pleinement la nécessité d'accueillir comme il se doit l'aviation privée et d'affaires sur cet aéroport, permettra d'enrichir l'offre. L'objectif est aussi de réduire au maximum l'empreinte environnementale des aéroports, avec la mise en place de centrales photovoltaïques comme cela sera le cas à Deauville, à travers la mise en en place d'actions de valorisation de la biodiversité sur les aéroports, et par le soutien à la filière de décarbonation de l'aviation (avions électriques, hydrogène, biocarburants pour l'aérien, etc.)